Histoire et Patrimoine

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Le village d'Odars fait partie du Canton d'Escalquens dans l'arrondissement de Toulouse.

Notre superficie est de 665 Hectares nous comptons actuellement 834 Odarsois dans notre village.

la commune est traversée par le cours d'eau "La Marcaissonne".

L'origine du nom d'Odars vient d'un anthroponyme wisigothique ou, selon la légende, de la princesse Oda d'Aquitaine, qui aurait établi sa résidence sur le site.

Ancienne Histoire Communale et Régionale : Origine

 

En l'an 688 la Princesse d'Aquitaine Oda veuve de Boggis fils de Caribert, roi de Toulouse fixa sa résidence dans cette ville aux environs de laquelle elle possédait de vastes domaines; dont son nom a pu être adopté à une partie de ses territoires, au cours des siècles on trouve que l'orthographe a changé plusieurs fois, de Oda on passe à Hodars, Haudars, en 1389 on trouve Dodars et en 1722 Audars (en latin, Odarcium et Odario), tels sont les différents noms que l'on trouve dans les anciens actes concernant cette antique Communauté. En 1526 Audars avait 87 feux.

Au mois d'Avril on présentait 4 candidats et le Seigneur choisissait 2 consuls qui prêtaient serment le 1er Mai.

En 1707 dans une réponse faite à l'intendant on lit " qu'il n'y avait que des paysans, illettrés pour remplir cette charge et qu'on était contraint de laisser les mêmes consuls en place pendant 7 ou 8 ans ".

À cette époque il y avait dans la commune 41 hectares 75 centiares de forêts appartenant à des particuliers non soumis au régime forestier. Odars est bâti sur un riant côteau au bas duquel coule le ruisseau de Mars et Sonne, appelé par corruption marcayssonne, à 9 kilomètres au Nord de Montgiscard, son chef-lieu de canton à l'époque.

Le Patrimoine

 

Déjà peuplé plusieurs siècles avant J.C, Odars a pu conserver à travers les âges d'anciens bâtiments et beaux bâtiments :

  •  L’église : ancien prieuré du 13éme ,

  •  L’ancien château-fort du 11ème,

  •  L’ancienne école des sœurs : première école d’Odars 1878,

  •  Le château de Bergues 1830,

  •  La maison de Sion et son pigeonnier 1830,

  •  Le domaine de Juillac , demeure des seigneurs de Clermont en 1570,

 

Un livret décrit toutes les anciennes demeures et monuments avec un plan de situation, édité par l’association « les Amis du Lauragais Toulousain ». Il est en vente à la Mairie.

 

Château de Juillac, XVIIe et XIXe siècles, en brique

 

Le château de Juillac, précédemment appelé du Faget, se trouve au centre d'un domaine représentant le quart de la superficie de la commune. C'est sur les fondements d'un château antérieur, déjà mentionné au XIXe siècle, qu'est élevé celui-ci au XIXe siècle, dans un style médiéval avec ses quatre tours d'angle, deux rondes côtés nord. Le domaine a successivement appartenu aux Boyer, aux Mauricy, au marquis de Faget et aux Piquet de Vignoles de Juillac.

 

 

 

Château de Laborie, XVIIe et XIXe siècles, en brique

 

à partir de la maison de maître du XVIe siècle ayant appartenu aux Nupces et d'une ancienne métairie, les bâtiments sont progressivement étendus pour former une cour presque complétement fermée où chais et greniers tiennent une grande place. Ils permettent en effet de rassembler et d’entreposer les récoltes de ce vaste domaine qui compte alors sept métairies.

La chapelle a également été conservée. À la fin du XIXe siècle, le domaine appartient à une famille de magistrats toulousains. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est occupé par les pères blancs qui y créent une institution pour enfants.

 

 

 

 

 

Château de Bergues

Vers 1830

En brique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Édifié sur des terres nommée Gazaillas, ce château est bâti par un industriel toulousain nommé Rouquet, fabricant et dépositaire de machines agricoles et de charrues, En 1870, le domaine est acquis par le colonel Froment avant de devenir la propriété du colonel Partiot, qui succède à Philippe Pétain à la tête du 33e régiment d'infanterie et devient le condisciple du général de Gaulle.

 

 

 

 

 

 

 

Pigeonnier de Laborie

XVIIe siècle

En Brique

 

 

 

Ce pigeonnier seigneurial monumental est établi sur huit arcades en plein cintre.

L'accès se fait au moyen d'une échelle retirée après usage pour écarter les visiteurs humains ou animaux indésirables. Dans ce pigeonnier, les nids, appelés aussi boulins, sont au nombre de plusieurs centaines. Ce sont des pots en terre cuite réalisés spécialement et noyés dans la maçonnerie, ce qui est inhabituel.

 

 

 

 

 

 

Église Notre-Dame

XIVe et XIVe siècles

Bâtiment en brique rouge

 

De dimensions modestes, cet édifice

est au XIVe siècle, un prieuré canonial,

donné à l'évêque de Toulouse.

Le lieu de culte est incendié pendant

les guerres de Religion et devient l'église

paroissiale après la Révolution, remplaçant

l'église Saint-Papoul vouée à la démolition.

L'édifice est remanié au XIXe siècle;

Le clocher-mur est notamment reconstruit.

L'église comporte une abside semi-circulaire et les deux chapelles qui se font face forment une sorte de transept. Abritée sous un porche fermé, l'entrée est sur-montée d'un arc en plein cintre de tradition encore romane, légèrement outrepassé, il est constitué de deux rouleaux de briques qui devaient retomber sur des colonnettes aujourd'hui disparues.

 

 

 

 

Cloche du XVe siècle

En Bronze

 

 

Cette cloche, la plus ancienne du canton, provient probablement

de l'ancienne église Saint-Papoul. Dans le mur-pignon de l'édifice subsiste

la trace de la baie campanaire où elle était suspendue depuis la Révolution

et avant son agrandissement. La paroisse a utilisé les services d'un carillonneur

jusqu'en 1980.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christ en Croix

XVIIIe siècle

Huile sur toile

 

 

Ce tableau représente le Christ sur la Croix, unique personnage avec, à ses pieds,

la Ville de Rome. Cette toile est attribuée à Jean-Pierre Rivalz (1625-1706), peintre

attitré des capitouls pendant quinze ans et auteur de nombreux dessins.

En tant qu'architecte, il réalise les plans de plusieurs édifices toulousains.

Son fils, Antoine, et son petit-fils, Pierre, se révèlent par la suite des peintres renommés.

Cette œuvre provient de l'ancienne église paroissiale Saint-Papoul.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux bergères de France

XIVe siècle

Huile du toile

 

 

 

Cette toile représente les deux bergères les plus populaires de France,

sainte Geneviève de Nanterre et sainte Germaine de Pibrac, figurées en

train de prier devant une croix de pierre. Cette toile anonyme est offerte

en 1835 par un habitant d'Odars M. Cammas. Il est stipulé dans le legs que

le tableau ne doit jamais quitter la chapelle Saint-Papoul de l'église paroissiale.

 

 

 

 

 

 

Reliquaire

XIXe siècle

En bois doré

 

 

L'église possède plusieurs reliquaires et le plus ancien date du XVIIIe siècle

et le plus ancien date du XVIIIe siècle.

C'est en 1853 que l'abbé Adolphe de Juillac (1799-1862) est chargé de ramener

de Rome un certain nombre de reliques et de les présenter dans la cathédrale de Toulouse.

À cette occasion, il est autorisé à prélever un fragment de chacune d'elles pour l'église de

son village natal, faisant d'elle le sanctuaire le plus riche du département, avec 212 reliques,

après l'abbatiale Saint-Sernin et la cathédrale Saint-Étienne. Dans la chapelle Saint-Papoul,

se trouvent deux reliquaires des saint Papoul et Georges et des saintes Germaine et Geneviève.

 

 

 

 

Croix de Mission

1864

Fondeur : Girard

En fer et en fonte

 

 

 

 

À cette place, en face de la chaire, se trouvait autrefois une statue en pierre

représentant la Vierge, aujourd'hui placée dans la chapelle de la Vierge.

Cette croix monumentale est érigée grâce à un legs de l'abbé Adolphe de Juillac,

chanoine titulaire du diocèse, à la fin d'une mission prêchée par le père Régis,

peu après la mort du chanoine. Elle est fondue à Toulouse par la maison Girard.

 

 

 

Monographie: une école pour les Odarsois

Haute-Garonne - ODARS (31)


Ancienne école

A la demande de l'inspecteur d'académie, en 1885, les instituteurs de chaque commune du département de la Haute-Garonne durent faire la monographie de leur commune d'après un plan pré-indiqué, très détaillé de la commune d'exercice. Les archives ont conservé 550 monographies de cette époque : source de renseignements sur les communes avec un travail minutieux mais inégal de présentation : écrits à la main avec pleins et déliés et croquis.

Odars est un village situé au nord du canton de Montgiscard sur une superficie de 662 hectares, à une altitude de 230 mètres, la commune voit passer la Marcaissonne. On y cultive beaucoup de céréales.

En 1881, 281 habitants sont divisés en trois secteurs : Pibrac 109 habitants, le Village 90, Saint-Papoul 82 ; les trois groupes donnent 60 feux (foyers). Le maire M. Terrin est aidé d'un adjoint M. Buc entouré de huit conseillers : Aigues, Dolives, Tournon, de Labardonnie, Fauré, Raymond, Mignard, Bastié, et d'un garde champêtre. La perception des contributions et le bureau de poste sont à Baziège.

Enseignement : La jeunesse se trouva longtemps dépourvue de moyen d'instruction. En 1842, M. Avignon puis M. Villa et Arize enseignent tour à tour. C'est à Augustin Antoine Labouille que la commune doit son école, généreux donateur par testament olographe du 8 mai 1867, plus une somme de 8 000 F.

Avec l'augmentation de la population, l'école est devenue trop petite pour les élèves et dès 1955, elle a dû s'installer dans de nouveaux locaux près de la mairie ; l'ancienne école accueille seulement les classes maternelles.

Cette monographie est disponible et consultable aux archives départementales de la Haute-Garonne à Toulouse. Toutes les communes du canton de Montgiscard ont leur monographie (20) sauf Pouze.